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Léos en avril 2018 (suite)

Léos en avril 2018 (suite)

Don Gio

Il fait ses promenades dans le champ, deux fois par jour. Certains soirs il a un peu de mal à se lever seul et je commence à l’aider. Ses yeux n’accommodent plus dans le noir. Nous lui mettons de la lumière pour qu’il se déplace la nuit. Il ne supporte plus d’être loin de moi. Si je change de place ou de pièce il me suit. C’est un vénérable dans toute sa normalité!

Nous essayons de ne pas aller dans le champ quand le soleil est trop présent car la chaleur devient épuisante pour lui. Je le passe au souffleur pour aérer sa peau. je ne sais pas si c’est parce que  cela lui fait du bien ou bien parce que cela est fatiguant, mais, après, il dort un long moment.

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Comme d’habitude, dès qu’il donne un signe de fatigue, un chien vient à proximité.

 

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Pour une fois qu’il n’a pas le museau barbouillé de glaise ou dégoulinant de boue! Il  grisonne peu pour son âge.

Europe

Ses déboires, dans sa vie passée, lui ont forgé un caractère affirmé et une bonne endurance physique. Elle montre une grande intelligence d’adaptation. Tour à tour capable d’attaquer quand elle se sent en danger ou quand elle croit que son espace vital va être remis en cause mais aussi capable de respecter le mode de vie d’un groupe et de s’y insérer harmonieusement. Elle ne chaparde plus, supporte Haendel, apprécie Jolas et Jarouska, respecte Gluck, tolère Don Gio vieillissant et forme un tandem indéfectible avec Feedback.

Son seul vrai défaut : son appétit incontrôlable des chats !

Feedback

 

 

Il nous inquiète car il donne de plus en plus de signaux montrant qu’il y a un malaise. Je ne sais pas s’il s’agit d’une forte baisse de tonus, provisoire et saisonnière, (le coup de boutoir du printemps est mal supporté par des organismes affaiblis) ou s’il s’agit de signaux de fin de vie.  C’est un cumul de petites choses montrant une modification de son mode de vie. Lui, si indépendant,  a commencé à se rapprocher de moi et de Michel, dormant contre nos fauteuils. Dans son enclos, il se couche plus fréquemment à l’intérieur. Autre nouveauté, malgré le risque d’un coup de dents, il refuse de manger loin d’Europe, il a fallu rapprocher les gamelles. Dans la maison, il accepte le soutien moral et, par la même occasion, le contact physique des autres chiens.

Depuis deux jours,  il nous a montré qu’il a du mal à nous accompagner en promenade. Selon le moment, il vient mais il a besoin de se coucher très souvent pour récupérer ou il préfère rester seul à la maison.

 

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Quand il se déplace, il zigzague et donne l’impression d’être « en biais ». Je me demande s’il n’a pas fait un micro AVC ou quelque chose d’approchant..

 

Gluck

Comme beaucoup de léos la fourrure de Gluck se dépigmente en hiver et reprend du charbonnage en été sous l’influence « vitaminée » du soleil. La décoloration est très visible lorsqu’il est en pleine lumière ou lorsque j’utilise le flash. Au printemps, ce sont aussi les premières allergies aux pollens et sa conjonctivite chronique en souffre.

   

 

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Comme beaucoup de léos de la maison, il aime bien, lui aussi, se couler sous les magnolias et profiter de la place unique, très convoitée.

 

Dès que je m’installe dehors, il vient près de moi, exactement comme le fait Haendel. Comme cela entraîne un peu de rivalité entre les deux mâles, Gluck s’arrange pour se mettre sous des branches basses, ce qui ne permet pas à Haendel de se coucher contre lui.

 

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Haendel

Fidèle à lui même avec son caractère très particulier.

Il peut manifester une forte inquiétude dont il est le seul à en connaître la cause

 

Il réfléchit aussi, très longuement, comme s’il avait un vaste problème philosophique à résoudre

 

 

Pourtant, il surveille en continu son environnement, avec le petit regard en coin que je lui ai toujours vu depuis qu’il est petit, alors que je le crois perdu dans ses pensées.

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Quand il est dans le petit jardin, endroit presque aussi rassurant que l’intérieur de la maison, il est capable de partir à l’assaut des passants en gonflant le poil et en aboyant fortement dans un registre très grave jusqu’au moment où il réa lise son audace. S’il fait grand jour il rentre rapidement dans la maison mais plus la nuit arrive et plus il se sent à l’aise.

 

 

Quand nous partons en promenade, Michel tient en laisse Europe et Feedback jusqu’à l’entrée du champ. Je fais de même avec Haendel pour qu’il franchisse l’entrée du champ sans sauter sur Gluck au risque de recevoir une tannée mémorable. La contrainte est des plus symbolique. Souvent je découvre qu’il ne reste qu’un bout de chainette posée de travers sur une oreille ou un bout du museau. L’essentiel c’est que cela soit moi qui le tienne (ou qui fasse semblant de le faire). Comme j’étais un peu en retard, Michel a essayé de partir devant avec lui. Conclusion, Haendel s’est transformé en petit âne têtu et désespéré.

Jarouska

 

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Jolas

La partie centrale est brossée mais pas le popotin, ce qui donne une vague impression de chien à rallonge !

 

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Jolas part à l’attaque de Haendel pour s’amuser.

 

Une des positions favorites de Jolas

 

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Les deux sœurs et Feedback

 

 

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Pour voir l’article dans le journal du Pli du Soleil

léonbergs, fin avril 2018