• Gluck et Haendel

Léonbergs en août (suite)

Léonbergs en août 2018-2

Europe

 

 

Gluck

Il commence à avoir des difficultés pour soulever sa grosse carcasse. Il s’essouffle chaque fois qu’il a une émotion et elles sont fréquentes chez lui. Par exemple, dès qu’il me voit après une absence de quelques minutes, quand il entend la voiture de Michel arriver, lorsqu’il est amoureux de Jolas, Jarouska ou Europe, etc….

Gluck et Jolas

 

Haendel

Haendel a un comportement canin atypique. Selon les moments de sa vie, ce comportement est plus ou moins accentué. Dans les périodes intensives,  il peut paniquer et ne plus reconnaître son entourage ou suivre son idée quel que soit celui qui est en face de lui. Il colle sa truffe contre celle de l’autre, renifle la personne ou l’animal cm par cm et ponctue l’endroit identifié par un coup de tête. Il peut se montrer obstiné et marcher sur tout ce qui est sur sa trajectoire. Il impose son désir de venir en aide quitte à s’affaler sur le blessé ou le malade. Il n’est donc pas étonnant que, de temps en temps, une réaction négative (mais toujours modérée) se manifeste.

Grâce à lui, nous assistons à une sanctuarisation du comportement compassionnel au Pli du Soleil. Il suffit que je m’allonge sur le canapé, pour avoir aussitôt un paquet de chiens émotifs, qui vérifient mon confort. Gluck me fait des bisous baveux sur le visage ou appuie la tête et le haut de son corps sur ma poitrine, Jarouska pose un coin de fesses sur mon ventre, Jolas lèche chaque doigt de pied délicatement, Europe observe timidement et Haendel, gémit,  hurle et pédale dans le vide pour me rejoindre car il doit estimer qu’il est le seul à pouvoir m’apporter le support dont j’ai activement besoin. Au moindre gémissement de la part de Haendel, une partie se regroupe autour de lui pendant que l’autre partie me signale sa grande détresse en m’incitant à me déplacer vers lui.

Haendel et Gluck

Haendel réfléchit lentement et assimile les informations selon un système qui lui est propre. Il semblerait qu’il ait intégré de travers l’exaspération ponctuelle  de ses congénères.  Quand il ne va pas bien, il vient donc demander des câlins, présente ce qui a besoin d’être dorloté, se laisse lécher béatement de la tête aux pieds par Gluck puis on le voit réfléchir comme s’il avait oublié une étape, et, d’un seul coup, il mord (un peu) ou grogne (très fort) puis il frétille tout content car il a bien fait les choses. Le problème, c’est que les chiens intègrent à leur tour le comportement du petit. Il faut donc être attentif à tous les moments sympas et changer les idées avant cette étape négative pour éviter  qu’elle ne devienne systématique.

Sur cette série de photos, c’est Haendel qui a une baisse de moral et qui sollicite Gluck en venant se coucher dans ses pattes et en prenant la tête de circonstance.

 

Gluck prend son expression de gros nounours tendre

 

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Haendel cherche le contact, se rapprochant en rampant sur le sol, puis posant sa patte sur celle de Gluck

 

Il présente les endroits à réconforter

Gluck le materne et  monte la garde

 Puis il y a le moment de réflexion, dans le style Haendel,  moment que je vais interrompre aussitôt

 

Gluck bien obéissant se relève en me regardant et Haendel s’étire pour réclamer d’autres câlins

 

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Haendel et Europe

Il est venu se coucher vers elle et elle en est très fière, elle apprécie la demande.

 

 

Jarouska

Avec la maturité, les deux sœurs s’épanouissent (un peu trop) physiquement.

 

 

 

 

Jolas

Je pense qu’on peut la qualifier de « plantureuse » sans risques d’erreurs.

 

  

 

 

Les deux sœurs

Leur arrivée dans le champ.

Lorsqu’elles sont complices comme cela c’est qu’elles ont une idée derrière la tête et souvent, c’est Gluck qui en fait les frais car elles le mènent par le bout de la truffe.

Elles n’hésitent pas à prendre la pose émoustillante qui va le mettre en transe quittent ensuite à le rabrouer vertement car il les aura courtisées d’un peu trop près.

 

Pour voir l’article dans le journal du Pli du Soleil

Léonbergs en août-2