Pourquoi j’ai plusieurs animaux de compagnie ?

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Mes animaux de compagnie

Pourquoi me faut il plusieurs animaux de compagnie? Pourquoi de préférence une meute et non pas un seul chien ou un seul chat ? J’ai pensé que j’avais peut être la réponse dans mes souvenirs d’enfance. En effet, je vois toujours un animal présent.

Mon premier chat noir

Le tout premier chat qui me revient à l’esprit, c’est une chatte assez sauvage, toute noire qui vivait en haut des meubles. Je n’ai pas de souvenir de contact avec elle, pourtant depuis, j’ai toujours eu envie d’un chat noir mais je ne le conçois que très indépendant et acrobate comme Dièse. Elle est parfaite !

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Mon premier lapin blanc

Quelques années après, je devais avoir 8 ou 9 ans, j’ai eu un lapin blanc que j’avais gagné à une loterie organisée par une fête locale. Je me demande toujours comment j’ai eu l’argent pour acheter le billet. A cette époque, les enfants n’avaient pas d’argent de poche, seulement, une petite récompense, de temps en temps après les courses. Pour l’autorisation d’aller à la fête, je suppose que je ne l’ai pas demandée, mon père militaire n’était pas à la maison et ma mère handicapée avait fort à faire pour gérer cinq enfants.  Trois d’entre eux étaient en pleine crise d’adolescence. Comme j’avais la réputation d’être une enfant raisonnable, j’avais toute latitude pour vivre à ma façon.

Au retour, j’ai eu un peu d’inquiétude car je ne savais pas comment ma famille allait accepter cet animal. A mon grand étonnement, j’ai  obtenu le droit de le garder sans avoir eu à faire trop d’efforts de persuasion et mon frère ainé a même reçu l’ordre de fabriquer une cage qui a été mise au fond du tout petit jardin. Je ne sais plus son nom, mais il était devenu un élément important dans ma vie d’alors. Il était à moi,  je m’en occupais bien, j’étais heureuse. J’allais lui chercher de la paille à la ferme du coin, je le sortais sous bonne garde dans le jardin, je le nourrissais avec les épluchures des légumes et il me connaissait.

Quand il fut bien gras et bien dodu ma mère a décidé qu’il avait enfin atteint l’âge d’être mangé. Je tombais de haut ! Je ne sais pas si c’est à cause de  ma profonde tristesse ou  de l’impossibilité pour elle de tuer un animal, toujours est il qu’elle a fait un compromis. Nous  sommes partis l’offrir à des bonnes sœurs pour qui la destination finale du lapin n’a pas posée de problèmes de conscience. Cette désillusion n’a pas pesé suffisamment dans la balance « peine et bonheur ».

Mes premiers cochons d’Inde ou cobayes

Possédant une cage, de la paille et des épluchures de légumes, j’ai accepté qu’une petite voisine m’offre un cochon d’Inde mâle. D’après elle, il ne serait pas mangé ni par les parents ni par les bonnes sœurs. Elle n’en avait plus envie. Cette petite fille le trouvait « moche et gros ». Depuis quelques temps, il s’isolait et elle ne pouvait plus jouer avec. Une fois à la maison avec cette bête dans les bras, J’ai eu l’autorisation de la garder.

Mon « mâle » s’est dégonflé et transformé  quelques jours après en une maman avec des petits bébés : le rêve ! A partir de ce moment j’ai commencé à observer  chacun d’eux, à regarder leurs similitudes, leurs différences, leur comportement, leur caractère….Je leur proposais des sorties dans le petit jardin et  je leur ai même fait profiter de la belle herbe du square d’en face. Pour les transporter, j’avais trouvé une utilisation pratique à ces anoraks que nous portions à l’époque. Ils étaient munis d’une ceinture élastique,  cousue à l’intérieur, qui serrait très fort. Je glissais l’ensemble de la famille cochon d’Inde autour de ma taille et je pouvais les transporter ainsi un peu partout.

J’ai découvert qu’un des bébés en grandissant était plus directif que les autres. Quand il y a eu d’autres petits, bien que très naïve à cet âge mais ne croyant pas à la génération spontanée, j’en ai déduis que c’était sûrement un papa. Cette troupe, évolutive à grande vitesse, a disparu brusquement un beau jour . Je suppose, par protection,  ma mémoire a occultée tout souvenir relié à cette période.

Le fait de glisser les jeunes chatons ou les très jeunes chiots dans mon pull doit venir de cette époque

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Je crois que mon envie d’avoir une meute de chiens et de l’observer vient aussi de cette époque.

Mes nouveaux animaux de compagnie

Ce sont essentiellement mes léonbergs et mes chats. Quand la saison s’y prête, il faut ajouter les hirondelles qui vivent à l’intérieur de la maison?

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Une façon de vivre

Pour moi, avoir des animaux de compagnie, ce n’est pas seulement les posséder. Je ne me vois pas savourer la vie sans eux autour de moi. De plus, j’ai besoin d’un espace où j’ai du plaisir et de l’intérêt à les observer vivre en semi liberté..
J’aime leur art de vivre. Ils me permettent de créer des liens avec d’autres personnes. Les léonbergs m’ont appris que rien n’est définitif, qu’il y a un début et une fin. Avec eux j’ai compris que tout évolue en fonction de critères très divers qui rapprochent ou éloignent. Maintenant, je sais que c’est tout à fait normal même si je ne le comprends pas toujours. Il m’ont montré aussi  qu’il faut apprécier chaque jour. Il est inutile de se lamenter ou de s’inquiéter sur ce qu’il n’est pas possible de modifier.  Surtout, il faut garder son énergie pour ce en quoi on peut être efficace.
Sur le plan humain, J’ai la chance d’avoir Michel, des enfants et petits enfants. Je peux me contenter d’un livre, de musique ou d’un décor naturel agréable. Il ne m’est pas nécessaire d’exiger plus.
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Comportement égoïste, opportuniste, pragmatique ou  un peu de la sagesse de nos 4 pattes?