14/11/2016

Lundi 14 novembre 2016

Michel était absent depuis vendredi et il est rentré hier soir tard. Notre amie Simone m’a tenu compagnie.

Les chiens savent que Michel peut s’absenter et, en général ils le manifestent en se regroupant plus volontiers autour de moi ou en montant une garde un peu plus assidue mais pour Feedback et Europe c’était une première. Feedback a imité le comportement de la meute, Europe a eu plus de mal pour trouver son équilibre, l’absence de Michel se cumulant avec la présence proche des chasseurs l’ont fortement stressée. Elle a cherché un point de réconfort et elle a trouvé Haendel. Vendredi a été l’occasion de les voir dormir pas trop loin l’un de l’autre ou marcher côte à côte. Cette entente n’a pas duré, en soirée, Haendel a fait une méga crise d’arthrose et pour lui aussi c’était une première (pendant un moment, j’ai même envisagé la possibilité d’un ostéosarcome) Il n’arrivait plus à poser sa patte avant droite sur le sol. Il devait avoir très mal car il a accepté de laper des anti-inflammatoires dilués dans du yaourt. En général, il refuse tout ce qui perturbe son quotidien ou sa routine. J’ai massé la patte un peu au hasard et comme cela lui plaisait nous avons passé un bon moment ensemble. J’ai  essayé de le mettre au repos mais il ne voulait pas me quitter et dès que je me déplaçais dans la pièce, il essayait de me suivre en poussant des hurlements. L’amélioration est arrivée dimanche et aujourd’hui, il refuse de prendre des médicaments, il participe aux conversations téléphoniques, il demande à sortir en donnant des coups de tête et de pattes dans sa porte préférée, il pose sa croquette dans le passage et  injurie tous les chiens qui passent à plus d’un mètre : bref, il a retrouvé sa normalité.

Sur le chemin du retour Michel est passé chez une amie. Il a rapporté des photos de chatons et des châtaignes. J’ai regardé les photos des chatons

 

 et j’ai fait cuire les châtaignes dans la cheminée, un voisin nous a prêté une poêle à trous.

  

Après plusieurs tentatives, méthodiquement goûtées pour trouver la bonne cuisson, j’ai senti mon nez, mes joues et mes oreilles rougir, signe d’une belle hyperglycémie. Très gentiment, Michel m’a apporté aussitôt mes bottes et m’a suggéré le seul travail susceptible de modérer cette inflation sucrée  : ramasser les déjections des chiens sur une partie du terrain. Les chiens m’ont accompagné.

Selon leur nature, certains chiens m’ont admiré béatement, me suivant pas à pas, d’autres ont déposé quelques cadeaux odorants supplémentaires, Jolas s’est couchée à côté des rosiers et a surveillé mon travail. A tout hasard, Haendel s’est installé à côté de la grille pour en défendre l’entrée à Europe et Feedback.

Dès que le niveau de sucre est redevenu acceptable, je n’ai pas insisté et j’ai préféré faire des photos.

 

 

 

 

 

 

 

Jarouska m’a tenu compagnie tout en mâchouillant ses plantes préférées.

 

 

Pour voir l’article dans le journal du Pli du Soleil

14/11/2016