Alimentation

Quelques généralités

 

  • L’espèce canine est très diverse. On ne nourrit pas de la même façon un chien qui pèsera 2kg ou 80kg une fois adulte.
  • La durée de croissance varie selon les races.
  • Dès la fin du sevrage, le chiot est soumis, à des exigences corporelles, psychiques et alimentaires qui détermineront son développement général.
  • Les reins d’un chiot ne sont pas encore totalement matures et efficaces, il faut qu’il ait toujours à sa disposition la possibilité de boire de l’eau fraîche.
  • La distribution de compléments alimentaires est nécessaire dans le cas d’une alimentation dite ménagère. Elle ne le devient plus dans une alimentation semi-ménagère. Elle peut être utilisée avec beaucoup de modération  et souvent pas du tout, dans le cas d’une alimentation dite industrielle  étudiée pour couvrir les besoins des chiots et du chien.
  • Une alimentation bien adaptée est une des conditions de base pour le développement normal du chien en général, pour la conservation de sa bonne santé et pour qu’il soit en forme.
  • Le tube digestif  du molosse est proportionnellement plus petit que celui des autres chiens, ce qui donne une tolérance digestive assez faible. Il faut une alimentation hautement digestible et suffisamment énergétique pour éviter les repas trop volumineux (prévention des cas de dilatation- torsion de l’estomac liés au surpoids ou à un grand volume dans l’estomac)
  • Les chiens de grande taille, vieillissent prématurément par rapport aux chiens de petite taille, ils peuvent avoir besoin d’une alimentation adaptée.
  • La croissance du Léonberg est très longue pour ceux qui sont de très grande taille, environ18 à 24 mois. En principe, l’aliment de croissance doit lui être donné jusqu’à ce qu’il atteigne 90% de son poids adulte, avant de passer à l’aliment d’entretien mais, comme le léonberg est très hétérogène, pour connaître son futur potentiel d’adulte, les informations sur les lignées dont il est issu pourront vous aider
  • Le poids de naissance du léonberg va se multiplier par 140 environ pour le Léonberg.

Deux généralités avec lesquelles je ne suis pas d’accord

  • Un molosse qui a une croissance trop rapide est prédisposé à différents troubles, notamment ostéo-articulaires : j’ai eu beaucoup de grands, voir de très grand léonberg (87 cm au garrot pour des mâles) qui ont grandi rapidement, le seul qui a présenté des troubles de croissance important a été un petit mâles (76 cm au garrot qui a grandi lentement.
  •  il ne faut pas suralimenter un chiot : je pense qu’en instaurant le libre service dès le sevrage, le chiot et le futur adulte savent s’autoréguler et ne font pas preuve de boulimie. Si on ajoute à cela la possibilité de bouger dans un espace suffisamment adapté à la taille et au nombre de chiots, le chiot consommera en fonction de sa dépense énergétique.

 

 

Les substances nécessaires à l’organisme

 Elles sont réparties en 6 groupes,

  • eau
  • protéines
  • glucides
  • lipides et graisses
  • sels minéraux
  • vitamines
  • Tous ces composants doivent être présents dans un rapport déterminé dans la ration alimentaire
  • Ce rapport varie selon les différentes espèces animales, il s’est modifié au cours de l’évolution.
  • La composition et la quantité de la nourriture animale dépend de plusieurs facteurs tels que l’âge, la race, la grandeur, le travail à fournir, la gestation, l’allaitement…..
  • Pour des raisons de commodités, de moindre coût, de plus grande efficacité et facilité, la plupart des propriétaires de chiens utilisent actuellement un aliment prêt à l’emploi fabriqué industriellement
  • Vous donnerez des compléments vitaminés avec modération et seulement si cela s’avère nécessaire

L’eau

Doit toujours être donnée à volonté si on veut éviter des problèmes rénaux

Les reins d’un chiot ne sont pas encore totalement matures et efficaces, il faut qu’il ait toujours à sa disposition la possibilité de boire de l’eau fraîche.

Les protéines

  • Elles jouent un rôle essentiel pour la constitution, I ‘entretien et la réparation des muscles, des os et des organes internes. Le chiot a particulièrement besoin de protéines.
  • Elles sont d’origine animale :
    • La viande. Votre Léonberg a besoin, proportionnellement à son poids, de plus de viande que vous : l’en priver reviendrait à le condamner, entre autres, à de graves problèmes articulaires et osseux (déminéralisation, rachitisme) et à un amaigrissement accéléré.  Mais attention, une alimentation « toute viande « conduit à la malnutrition et à des déformations irréversibles du squelette.
    • Les régimes végétariens sont totalement inadaptés aux besoins du chien
    • Le lait. Le lait un excellent aliment, riche en protéines, à valeur biologique élevée et à haute teneur en lipides, vitamines et sels minéraux. Il doit constituer I’ un des principaux éléments du régime du chiot mais il doit rester proche de la composition du lait de la chienne. Dans un premier temps, il vaut mieux utiliser du lait maternisé. Quand le chiot grandit, il digère souvent mal le lait, car il manque de lactase, I’enzyme qui permet la digestion du lactose. C’est à ce moment que le chien a des diarrhées et qu’il faut stopper le lait. Certains Léos ont la particularité de  digérer le lait toute leur vie, d’autres non.  Si on arrête le lait, l’organisme ne fait plus de lactase et on ne peut plus  redonner du lait par la suite.
    • Le poisson.  les Léos aiment beaucoup le poisson. Attention aux arrêtes.
    • Les œufs.  1 jaune d’œuf chez le chiot  de temps en temps, le blanc est déconseillé chez l’animal jeune ( problèmes  avec le calcium). Certains Léos font de l’allergie aux œufs (diarrhées orangées)
  •  Ou d’origine végétale :
    •  (céréales, légumineuses, graines germées…) certains léonbergs présentent une intolérance plus ou moins importante à des protéines d’origine végétale (vérifier la composition des croquettes en cas de problèmes de peau, de digestion ou autres réactions)

Les glucides

  • Votre Léonberg doit disposer de sucres lents (céréales comme le riz ou les pâtes) d’où il tire son énergie. Attention, riz et pâtes doivent être collants dans la casserole, le chien ne  digère  pas l’amidon  insuffisamment cuit.
  • Les Léonbergs aiment tous les fruits en général : les pommes, les bananes, les cerises, les mûres, les framboises… Le sucre des fruits est le fructose qui sera transformé en glucose pour servir à l’organisme.

Les lipides et les graisses

  • « Les lipides constituent la matière grasse des êtres vivants….Bien que le terme lipide soit souvent utilisé comme synonyme de graisse, ces deux termes ne sont pas équivalents car tous les lipides ne sont pas des graisses, lesquelles correspondent stricto sensu aux seuls triglycérides ». « Wikipedia »
  • Les graisses représentent un apport énergétique environ deux fois plus important que les sucres et les protéines. Les lipides sont indispensables, ils assurent au corps I’ énergie et  la chaleur nécessaires et jouent un rôle d’isolant thermique.
  • Plus I’activité du Léo est importante, plus l’apport d’énergie doit être élevée. Cela explique pourquoi un mâle Léo peut perdre entre 5 à 9  kg lorsque les femelles de sa meute sont en chaleurs.
  • Certaines marques mettent  de l’acide gras oméga-3 dans leurs croquettes pour stimuler le développement cérébral du chiot (info, pub ou réalité?) Cette molécule est présente dans le lait maternel et dans l’huile de poisson
  • On peut donner un peu d’huile de table ou de beurre pour les acides gras essentiels

Les oligo-éléments, les sels minéraux

  • Ils sont de plusieurs sortes (calcium, phosphore, soufre, sodium, chlore, potassium, magnésium…) et (fer, cuivre, zinc, manganèse, iode, sélénium, cobalt et molybdène…)
  • Ils sont des composants essentiels des tissus et ont à la fois un rôle plastique et bio régulateur.
  • Ils sont très utiles à la formation du squelette, les chiots en on particulièrement besoin.

Pour voir l’article en pleine page dans le journal du Pli

4 Responses

  1. Nathalie

    Bonjour,merci pour tous ces articles sur la santé et le bien-être de nos amis à 4 pattes.J’aimerais savoir si hormis le chocolat il existe d’autres aliments mortels pour les Leos? Et aussi qu’est-ce qui fait qu’un Léo sera de grande taille ?La taille de sa mère ?de son père ?Je sais que vous en avez eu plusieurs comme Gluck.Merci encore pour vos conseils et vos magnifiques « reportages »quotidiens.Amicalement.Nathalie

    • Bernadette

      Tout ce qui déclenche une réaction allergique aiguë peut être mortelle si non soigné à temps. Tous les chiens ne sont pas allergiques aux même choses.
      J’ai connu 2 léonbergs placés chez un vigneron, l’un mangeait du raisin autant qu’il en voulait, l’autre était allergique et en est mort.

      Parmi les aliments, il peut y avoir des réactions allergiques aiguë avec le chocolat, le raisin, les oignons et les bulbes de plantes, l’avocat, certains champignons (la liste n’est pas limitative) et en cas de doute, les centres anti poison des écoles vétérinaires vous conseillent si vous n’avez pas la possibilité de trouver un vétérinaire rapidement
      http://www.apsana.info/urgences/numeros.htm

      Pour la taille, je ne peux pas vous donner une certitude scientifique sur une sélection génétique. Personnellement, j’aime les grands léonbergs. Au Pli, de 1987 à 2010, nous avons construit une lignée en n’utilisant que les femelles issues de notre élevage. Les mâles étant choisis à l’extérieur, sans consanguinité, pour une qualité précise ou, dans notre production, en consanguinité, pour fixer un choix tout en sachant qu’on peut fixer beaucoup d’autres choses sans le vouloir.

  2. Nathalie

    Merci,pour votre réponse.Tout comme vous j’adore les grands Leonberg ,et j’aimerai que vous m’indiquiez comment en avoir un ?connaissez-vous un elevage ?Comment puis-je être sûre que mon Bébé atteindra les 86cm?Le poids à la naissance est-t-il important?le nombre de chiots a-t-il une influence ?Merci d’avance de me guider dans mon choix

    • Bernadette

      L’hérédité intervient beaucoup dans le déterminisme de la taille qui est indépendant du poids de naissance ou du nombre de chiots. En principe, les chiens sélectionnés sur les extrêmes (petits ou grands) devraient avoir des chiots semblables et bien constitués, à condition que la taille sélectionnée ne soit pas liée à des problèmes médicaux (certaines formes de nanisme ou de gigantisme).
      En réalité ce n’est pas aussi simple car, chez le léonberg (comme pour beaucoup de races) les clubs sélectionnent la tranche intermédiaire (ou petite) qui sera plus facile à gérer. Par conséquent, vous aurez du mal à trouver des reproducteurs de grande taille (les exigences pour leur confirmation ou leur autorisation à reproduire étant plus sévère) et le croisement d’un grand modèle avec un modèle moyen ou petit donnera souvent des résultats hétérogènes. Il faudra visiter les élevages, avoir des infos sur les ascendants et sur les collatéraux… y passer du temps et un jour vous trouverez la boule de poils qui vous fera plaisir indépendamment de toutes vos préférences et cela sera le bon choix

Laissez un commentaire