27/01/2015

Mardi 27 janvier 2015

Visite de nos amis Simone et Jean Louis.

Jean Louis est fatigué par ses séances de chimio et Blue l’a vite compris. Elle lui a fait un gros câlin bien tendre puis elle s’est installé à ses pieds et elle a calmé manu ( ou pattu et crocqu?) militari le comportement désordonné de l’ensemble de la meute.  En quelques secondes elle a obtenu que Gluck arrête de faire le fou joyeux, que les deux petits se couchent sur le tapis, que Don Gio  s’installe un peu plus loin. Pour Haendel , elle lui a laissé la liberté du choix. Il a donc reculé un peu méfiant puis il s’est approché, à reniflé de très près Jean Louis et  lui a fait un mini câlin. Puis il  a vaqué à ses occupations habituelles, calmement. Il a même fait une partie de sa promenade à côté de Simone, découvrant  en cours de route que ce n’était pas moi. Là aussi il a reniflé le manteau imbibé de l’odeur de Velours qui s’était prélassée dessus, regardé Simone, puis il a décidé que c’était une journée équilibrée et il a continué sa promenade à côté de nous.

Il y a quelques jours, nous étions tranquillement installés, moi devant mon ordinateur, Haendel couché à côté avec sa croquette relationnelle devant le museau, les petites à proximité de Blue, au pied de la bibliothèque, Gluck et Don Gio vers Michel. absorbé dans son travail. Opaline est venue se frotter contre Haendel, et elle a même goûté un petit bout de cette grosse croquette. Il l’a laissé faire. Un petit moment après, Don Gio, tout guilleret, passe devant lui, aperçoit le restant de croquette et essaie de le chiper au passage, comme le font souvent les chiens entre eux avec une cordes ou une branche. SURPRISE ! pas le temps de dire ouf, des touffes de poils volent  autour d’eux, Haendel vient de le plumer tout en restant couché !  Dans le même temps Gluck arrive pour voir ce qui se passe, se penche et…re topo, les touffes de poils volent, Gluck recule et ne dit rien. Haendel toujours couché reçoit une correction verbale de ma part (les chiens font ce qu’ils veulent quand ils sont entre eux, je ne les autorise pas à se battre devant moi ou dans la maison).  Don Gio est tellement perturbé par la réaction de Haendel qu’il a fallu lui donner un spasfon.

Haendel a subit mes foudres sans manifestation particulière. Pas de séance de grattages ou de mordillages du style « je ne comprends pas ce qu’elle me dit » pas de mouvement de soumission « au cas où », rien qu’un regard qui montre une réflexion intérieure lente….très lente…20 minutes après, Michel m’a dit, qu’il a commencé à faire une mini toilette , il s’est levé, m’a rejointe à table en trainant ses savates, s’est assis et  à posé sa grosse contre moi. Don Gio et Gluck sont arrivés aussitôt, se mettant de part et d’autre du petit bonhomme et ils l’ont débarbouillé consciencieusement comme une mère le fait avec son chiot .

Pendant tout ce temps, Blue, Jolas, Jarouska et même les chats se sont totalement désintéressées de cette action.

 

 

 

Le fait d’écrire ce qui se passe, de le communiquer, d’en discuter, me permet de mettre de l’ordre dans mes idées.

Le premier point auquel je dois accorder de l’importance, c’est que son comportement suit une logique. Elle lui est peut être très personnelle mais elle existe

Le deuxième point point c’est que Haendel ne fait rien à moitié :

  • là où un chien a peur, il panique,

  • là où un chien a un doute, il ne connait plus personne

  • quand un chiot observe un membre de la meute et essaie d’imiter un ou deux traits de sa personnalité, Haendel devient le chien en question même si son modèle est à côté de lui.

  • etc…

Blue n’est pas le chef de meute mais elle sait se faire respecter. Les petites Muyres ont un statut particulier, elle les accepte à proximité.

Sinon, tout chien qui frôle un de ses poils quand elle se repose, se retrouve avec une furie symbolique, qui gronde en faisant claquer ses mâchoires au ras du museau du perturbateur.

 Haendel s’est peut être pris pour Blue pendant un court moment et a tout bêtement oublié d’intégrer, le côté symbolique du geste (d’où les poils qui volaient)

Un dernier point qui est important, c’est les chiens se montrent très tolérants quand il présente un comportement non adapté au groupe, même Jolas et Jarouska l’ont compris.

Si je reprends mon exemple précédent, quand Jolas ou Jarouska reproduisent par imitation des gestes ou des actions d’un des chiens du groupe, soit cela ne dérange personne et  peut devenir un nouveau trait de leur caractère, soit elles se font remettre vivement à leur place et elles donnent aussitôt des signes de soumission et tout s’équilibre.

Jolas et Jarouska ont 9 mois, elles se sont intégrées très vite dans le groupe, elles connaissent leur place actuelle et elles montrent de plus en plus celle qu’elles aimeraient avoir plus tard.

Haendel a bientôt 3 ans, il semble être une chrysalide qui s’est attardée dans son enveloppe et qui se mélange les paluches pour en sortir enfin

Pour voir l’article en pleine page dans le journal du Pli

2 Responses

  1. Patricia

    M’enfin !! Plumer Don Gio , non mais rien ne va plus ! et récidiver avec Gluck en plus, décidément, Haendel aime vivre dangereusement, ou alors comme vous l’écrivez il n’a pas la même notion des choses que les autres qui l’ont bien compris 🙂

    Amicalement.

    • Bernadette

      Aujourd’hui, il n’est pas bien, mal au ventre et refus d’être soigné, une dilatation ou une torsion le week end quand il neige, ce n’est pas top ! j’espère qu’il va aller mieux.

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